Prévenir les effets de ces bouleversements climatiques revient, le plus souvent, à promouvoir les « bonnes pratiques » environnementales : gérer les ressources naturelles de manière durable et raisonnée, soutenir les innovations technologiques moins polluantes, intégrer les dimensions écologiques dans les approches et stratégies de développement.
Nos partenaires « Vital Edge » et « Solidarité Ndem France » nous ont été d’une grande aide pour cet important travail auquel ont largement participé les villageois en creusant les tranchées accueillant les tuyaux.
Finalisée en 2021, l’extension du réseau d’adduction d’eau potable à partir du grand château d’eau de Ndem a permis à 5 villages d’avoir accès à l’eau potable, à la très grande satisfaction des populations.
En fin d’année 2021, AVN a aussi mis en place une restructuration du comité de gestion de l’eau à Ndem. Ce comité sert à la gestion du forage, d’autant plus nécessaire suite à l’extension du réseau. Chaque village a un représentant dans le comité, chargé de gérer le forage dans son secteur et parler des problèmes techniques et financiers.
Ce projet d’extension a été un évènement majeur de l’année 2021 et permet à l’association des villageois de Ndem de poursuivre son action d’amélioration du cadre de vie des populations locales.
Le projet « Yaakaar, le biocombustible de l’espoir » : développement d’un biocombustible à base de coques d’arachide et appui à sa commercialisation, en partenariat avec l’ONG française Initiative Développement :
L’entreprise Yaakaar Environnement, ayant été contrainte de quitter son hangar de production située à Mbacké-Touba, un terrain d’un demi-hectare a été acquis à Ndem. Celui-ci, situé idéalement à l’entrée du village de Ndem, au bord de la route en phase d’être bitumée de Bambey- Baba Garage – Nguy Mekhé, est prêt à accueillir le nouveau site de production de Yaakaar Environnement. Depuis septembre, les équipes de Yaakaar Environnement travaillent à la conception d’une usine polyvalente et optimisée, afin de permettre la réalisation des activités productives dans les meilleures conditions. Le chantier de la nouvelle structure doit commencer en mai. L’avantage d’une telle relocalisation à Ndem est de renforcer le dynamisme économique local et de bénéficier d’un positionnement stratégique au croisement de plusieurs axes routiers (Ndem étant maintenant à 5 km de l’autoroute).
En parallèle du travail précédent, une étude a été réalisée quant aux solutions productiques mises en place (nettoyage, transport de la matière), ainsi qu’une refonte du format du biocombustible. En effet, afin d’améliorer les performances énergétiques et limiter les coûts, les briquettes historiquement produites seront remplacées par des palets. De diamètre identique, leur faible épaisseur (2 cm) améliore considérablement la combustion tout en diminuant les coûts de production (et donc de vente). La déforestation et la désertification demeurant des enjeux prégnants au Sénégal et plus particulièrement dans la région du Baol, la pertinence du projet Yaakaar et la motivation des équipes restent intactes.
Après le premier forage de Ndem, réalisé depuis 22 ans et alimenté maintenant au solaire, un second forage a été réalisé grâce aux financements de la Mairie de Rodez et à l’agence des eaux d’Adour et Garonne en 2014. ainsi qu’un nouveau château d’eau en 2018/2019, permettant d’élargir le réseau d’adduction d’eau à des villages n’ayant pas encore l’accès à l’eau potable, l’ouvrage est actuellement en finalisation.
En effet, dans un contexte de sécheresse chronique, la problématique de l’eau est de fait, prioritaire voire vitale, et constitue un symbole de renaissance pour un village. Le puisage manuel est une activité éreintante pour les femmes et qui ne permet de tirer qu’une faible quantité d’eau, pourvoyant seulement aux besoins de survie. Aussi, les quantités d’eau venant des puits ne permettent ni cultures maraîchères, ni reboisement, ni élevage intensif. Et sur le plan sanitaire, les maladies et épidémies engendrées par l’insalubrité de l’eau sont trop fréquentes.
En 1996, un premier forage, un château d’eau de 30 m3 et un réseau d’adduction d’eau ont pu être réalisés à Ndem avec l’appui de l’ONG Genève Tiers monde, la Ville de Cherbourg et l’Association Solidarité Ndem-Genève. Ce forage au faible débit de 6m3/h, permet d’alimenter le village de Ndem et ses infrastructures, plus 2 autres villages voisins (Ndiawe et Mbodiène). Dans un souci de responsabilisation et de durabilité des infrastructures, Ndem a immédiatement organisé l’exploitation du forage autour d’un comité local de gestion de l’eau. On peut estimer que le réseau d’eau alimente environ 700 personnes sur les 3 villages. D’autre part, plusieurs villages alentours viennent chercher de l’eau régulièrement avec des charrettes, ainsi que plusieurs familles de transhumants. Malgré sa bonne qualité, l’eau stockée dans la nappe (qui s´amoindrit) reste insuffisante.
En 2014, un second forage a été creusé grâce à la Mairie de Rodez et à l’agence des eaux d’Adôur et Garonne , ainsi qu’un nouveau château d’eau, permettant d’élargir le réseau d’adduction d’eau à des villages n’ayant pas encore l’accès à l’eau potable.
Ce forage, dispose miraculeusement d’un débit 3 fois supérieur à celui de Ndem, et a permis l’installation d’un nouveau périmètre de maraîchage biologique communautaire d’un hectare à Ngaga Serer. Le fonctionnement du forage est assuré par les populations concernées, au sein d’un comité appuyé par l’ONG de Ndem et Asufor, organisme d’état.